START-UPS ET INNOVATION DANS L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

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START-UPS ET INNOVATION DANS L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Start-up (n.f) : Jeune entreprise, souvent innovante, promise à une croissance importante et rapide. La start-up développe son offre (par des activités de recherche et de développement et/ou d’étude de marché) ou recherche de premiers débouchés commerciaux (identification de prospects ou de partenaires commerciaux).

Aujourd’hui, le mot « start-up » est devenu en l’espace de quelques années un terme régulièrement employé dans les médias et dans le monde entrepreneurial. Il désigne une jeune entreprise innovante avec un fort potentiel de croissance.

Qu’est-ce qu’une innovation ? C’est un produit, un procédé, un système ou une technologie qui disrupte les solutions existantes sur le marché. Et l’objectif d’une start-up c’est de ne plus être une start-up. Car quand on réussit à sortir de ce statut, cela veut dire que l’entreprise a grandi, et qu’elle se pérennise.

Dans le secteur de la santé, les innovations se traduisent par des casques de réalité virtuelle thérapeutique à destination des patients pour lutter contre la douleur, des nouvelles biothérapies comme les anticorps monoclonaux ou CRISPR-Cas9, ou encore des robots pour aider des malades de Parkinson à mieux maîtriser leurs mouvements. Le marché des biothérapies est en plein essor. En 2006, les ventes ont été évaluées à 78 milliards de dollars, puis 179 milliards de dollars en 2014, pour atteindre 300 milliards en 2020 (estimation du cabinet de recherche Evaluate Pharma). Du côté des dispositifs médicaux, 94% des entreprises sont des PME (Source : Ministère de l’Industrie, juin 2011). Par ailleurs, un nouveau règlement des DM, applicable en mai 2020 vient renforcer le contrôle et la surveillance de leur mise sur le marché.

Depuis toujours, l’industrie pharmaceutique constitue un secteur économique colossal. En France, le chiffre d’affaires des entreprises du médicament en 2018 s’élève à 55,9 milliards d’euros, dont 27 milliards d’euros à l’exportation (Source : LEEM). En 2015, 4,5 milliards d’euros ont été investis dans la recherche et le développement, soit près de 10% du chiffre d’affaires des entreprises (Source : Ministère de la Recherche).

Les 10 premières entreprises pharmaceutiques mondiales en 2018 (Source : IQVIA)

Il n’est pourtant pas question d’opposer la « Start-Up Nation » à l’industrie déjà existante. Les grands groupes aussi expriment cette volonté de développer des produits et services autour d’un seul et même objectif : innover. Ainsi, Pfizer lance en 2018, en partenariat avec l’Institut du Cerveau et de la Moelle (ICM) le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération pour les startups françaises du digital et des nouvelles technologiques numériques. Le but ? Aider à financer ces nouvelles entreprises utilisant le digital pour améliorer le service du parcours de soin et de la qualité de vie du patient.

Appel à projet de l’accélérateur Pfizer Healthcare Hub France

Ce n’est pas le seul programme de ce type en France. L’ICM possède également un autre incubateur : iPEPS qui signifie « Incubateur et Pépinière d’Entreprises Paris-Salpêtrière ». En partenariat avec Station F (Paris 13ème), le plus grand campus de start-ups du monde créé par Xavier Niel, le programme iPEPS incube des jeunes pousses dans le secteur du healthcare/medtech.

Station F, l’incubateur de Start-ups créé par Xavier Niel

Et pourquoi ne pas faire son alternance/stage dans une start-up ?

Vu de l’intérieur, être un startuper, c’est avoir beaucoup de travail. Enormément de travail.

Mais c’est surtout l’opportunité d’élargir ses compétences en touchant à tous les domaines. En plus des missions attitrées, on apprend à pitcher pour vendre ses produits, on travaille sur la structure et le fonctionnement de l’entreprise, on donne son avis sur le contenu du site Internet…C’est une expérience à part entière, une sorte de formation accélérée qui nous propulse dans l’univers des entrepreneurs, toujours en continuant à appliquer les normes que requiert l’industrie pharmaceutique.

Les points très positifs

Les points un peu moins positifs mais qui sont en réalité bénéfiques

  • Autonomie

  • Extrêmement formateur

  • Environnement moderne

  • Participation active au développement de l’entreprise

  • Il y a toujours du travail -> on ne s’ennuie jamais

  • L’anglais est quasi indispensable ->l’occasion de devenir bilingue

  • Entreprise moins structurée -> plus de liberté dans la prise de décision

Exemple de métiers de l’industrie qu’on retrouve dans les start-ups santé :

  • Chargé d’Assurance Qualité

  • Chargé de Qualification/Validation de systèmes informatisés

  • Chargé d’affaires réglementaires

  • Responsable R&D

  • Product Owner

Et bien d’autres encore…


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